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Du 9 au 13 novembre, la 12ème édition des Utopiales abordera le thème « Histoire (s) ».


En puisant dans le passé ou en revisitant l’histoire, la science-fiction explore les futurs possibles pour mieux parler des enjeux du présent. Qui n’a d’ailleurs jamais été attiré par l’extraordinaire signification des «Et si...» dans l’histoire du monde ? Sous la plume des auteurs, l’histoire des cités, des empires et des nations est sans cesse ré-inventée, au point d’en devenir alternative lorsque la science-fiction se fait uchronie, ou enchantée lorsque la fantasy s’unit au roman historique. La science-fiction permet-elle en effet de mieux penser l’histoire ? La machine à voyager dans le temps et l’exploration du passé ont toujours fait rêver. D’après certains physiciens, c’est complexe mais possible ! Y aura-t-il un jour des agents spatio-temporels comme Valérian et Laureline...? 


 L’affiche des Utopiales a cette année été imaginée par Greg roadmore des célèbres studios Weta de Nouvelle-Zélande dont la renommée est devenue mondiale avec la trilogie du Seigneur des anneaux, réalisée par Peter Jackson, pour laquelle les studios ont réalisé les effets spéciaux. Elle nous présente l’arrivée de Lord Cockswain, grand explorateur spatio-temporel, sur l’Île de Nantes, tout près du Musée Jules Verne. 


 Discipline socle du festival, la dimension littéraire et scientifique comptera parmi les très nombreux invités internationaux des personnalités telles que Tim Powers (Etats-Unis), James Morrow (Etats-Unis), Glen Cook (Etats-Unis), Lucius Shepard (Etats-Unis), Javier Negrete (Espagne), Tommaso Pincio (Italie), Ian Mc Donald (Royaume-Uni) etc.Nouveauté cette année, en complément du Prix Utopiales Européen, le festival lance le Prix Européen Jeunesse. Le jury sera d’ailleurs composé de 4 adolescents de la métropole nantaise.


 La Bande Dessinée ne sera pas en reste avec la présence d’Alejandro Jodorowsky, Yoann, David Lloyd, Gess, Stéphane Poulin, Fabien Vehlmann, Arnaud Boutle. Le Jury du Prix BD du meilleur album de science-fiction sera présidé cette année par Gwen de Bonneval, lauréat du prix 2010.  


 Autant de personnalités qui se retrouveront pour les conférences, les débats ou les séances de dédicaces qui rythment le festival. 


Au détour des allées du festival, La très extraordinaire expérience du Dr. Grordbort’s, une exposition conçue par la Maison d’Ailleurs (Suisse, Yverdon-les-Bains) invitera les visiteurs dans l’univers de Greg Broadmore. L’Inserm mariera photographies scientifiques, gravures anciennes illustrant les romans de Jules Verne et textes de Bernard Werber avec la suite de l’exposition Science/Fiction : voyage au coeur du vivant. La dimension arts plastiques proposera également de découvrir L’histoire des extra-terrestres d’Yves Bosson, L’histoire de la science-fiction, exposition conçue par Françis Valéry et Yves Bosson et 45 planches originales de la bande dessinée V pour Vendetta, dessinée par David Lloyd et scénarisée par le célèbre Alan Moore. Le public pourra aussi découvrir le magnifique jeu d’échecs sculpté sur bois par Paul Corbineau et inspiré par « Nantes, Jules Verne, la science-fiction et l’autre monde ». Pour finir, le public redécouvrira le plaisir de la création d’une fresque en direct, assurée par des étudiants de l’école de manga de Niigatta et des étudiants nantais.


La dimension cinéma s’annonce également riche avec l’envie de faire découvrir toujours plus de talents du monde entier. Pour finir, le festival sera bien sûr l’occasion de retrouver des jeux de rôles, des jeux vidéos, une programmation jeunesse, des soirées mais aussi le pôle asiatique avec la reconduction de la journée Manga Tan et de son cosplay.


 

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Benefit auction for « Room to Read » at Pierre Bergé & associés October 17th 2011

71 internationally renowned artists from the film, animation, illustration, comic and children’s book fields have joined to create and contribute original art to Sketchtravel, a unique traveling sketchbook project to benefit literacy and gender equality for children in emerging countries on behalf of global organization Room To Read. Sketchtravel, conceived by artists Daisuke Tsutsumi and Gerald Guerlais, is a globe-spanning artistic undertaking in which a red sketchbook was passed from one artist’s hand to another through 12 countries over 5 years. The project culminates in an auction of the highly prized book in Brussels, Belgium, on October 17, 2011.

Highlighting the collection of prestigious artists who contributed to the Sketchtravel sketchbook are Oscar winning film director and co-founder of Studio Gibli, Hiyao Miyazaki; animation legend Glen Keane; Frederic Back, a two-time Academy Award winner for Animated Short Film; and acclaimed French illustrator Rebecca Dautremer. Each of the 71 artists was given one blank page upon which to express themselves in whichever medium they chose – paint, pencil or collage, for instance – with each completed page inspiring the next. They then had to hand-deliver the sketchbook to a fellow artist.

The recipient the artists chose to receive proceeds from the sketchbook auction and sale of book copies was the worldwide literacy organization Room To Read, founded by former Microsoft executive John Wood in 2000.

Room To Read’s mission of establishing libraries and fostering literacy programs for children around the world made them the ideal partner for Sketchtravel.” Room to Read is a global organization seeking to transform the lives of millions of children in the developing world by focusing on literacy and gender equality in education. Founded on the belief that World Change Starts with Educated Children, Room to Read works in collaboration with local communities, partner organizations and governments to develop literacy skills and a habit of reading among primary school children and to ensure girls have the skills and support needed to complete their secondary education. Since 2000, Room to Read has impacted the lives of more than five million children in Asia and Africa and aims to reach 10 million children by 2015.

Learn more at www.roomtoread.org
http://www.roomtoread.org

Skechtravel
The sketchbook contains 120 A4 pages, between more than 71 international artists from the fields of comics, illustration, and animation. Each artist creates freely an illustration. Twelve nationalities. were involved. The journey of this federative sketchbook, which took 4 years, started in October 2006 and ended in January 2011.
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Starting price : 30 000 €

 

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Le carnet voyageur terminera son voyage le 17 octobre 2011 chez Pierre Bergé et associés

Sketchtravel est le nom d'une expérience artistique initiée indépendamment par les illustrateurs Daisuke Tsutsumi et Gérald Guerlais.

L'enjeu consiste à partager un véritable carnet de format A4 contenant 120 pages entre 72 artistes internationaux provenant des domaines de la bande-dessinée, de l'illustration, et du cinéma 'animation (Pixar, Dreamworks, Disney). chaque artiste y créée une illustration libre.

Le voyage de ce carnet fédérateur, d'une durée de 4 ans, a été commencé en octobre 2006 et s'est clôturé en janvier 2011. Il a réuni à ce jour douze nationalités. Le carnet original sera vendu aux enchères par la maison Pierre Bergé et associés au profit de l'association caritative internationale Room to Read.
http://www.roomtoread.org
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Pour des informations complémentaires au projet vous pouvez visiter leur site internet
www.sketchtravel.com

Skechtravel, le carnet voyageur
Lot 1 : Skechtravel, le Carnet voyageur :
Carnet de format A4 contenant 120 pages réalisé par 70 artistes internationaux.
H_35 cm L_26cm
Mise à prix : 30 000 €

 

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Special thanks to the Harvey Sponsors, Baltimore Comic-Con staff, MC Scott Kurtz, our esteemed presenters, the Kurtzman family, and everyone in attendance!

 

Best Syndicated Strip or Panel:
“Doonesbury,” Garry Trudeau,
Universal Press Syndicate

 

Best Online Comics Work:
”Hark! A Vagrant,” Kate Beaton

 

Best Artist:
Darwyn Cooke,
RICHARD STARK’S PARKER: THE OUTFIT, IDW

 

Best Cartoonist:
Darwyn Cooke,
RICHARD STARK’S PARKER: THE OUTFIT, IDW

 

Best Colorist:
Jose Villarrubia,
CUBA : MY REVOLUTION, Vertigo/DC Comics

 

Best Inker:
Mark Morales,
THOR, Marvel Comics

 

Best Letterer:
John Workman,
THOR, Marvel Comics

 

Best Writer:
Roger Langridge,
THOR: THE MIGHTY AVENGER, Marvel Comics

 

Best Cover Artist:
Mike Mignola,
HELLBOY, Dark Horse Comics

 

Most Promising New Talent:
Chris Samnee,
THOR: THE MIGHTY AVENGER, Marvel Comics

 

Best New Series:
AMERICAN VAMPIRE,
Scott Snyder, Stephen King and Rafael Albuquerque, Vertigo/DC Comics

 

Best American Edition of Foreign Material:
BLACKSAD,
Juan Diaz Canales and Juanjo Guarnido, Dark Horse Comics

 

Special Award for Humor in Comics:
Roger Langridge,
THE MUPPET SHOW, BOOM! Studios

 

Best Original Graphic Publication for Younger Readers:
TINY TITANS,
Art Baltazar and Franco Aureliani, DC Comics

 

Best Graphic Album, Previously Published:
BEASTS OF BURDEN: ANIMAL RITES,
Evan Dorkin and Jill Thompson, Dark Horse Comics

 

Best Anthology:
POPGUN # 4,
edited by D.J. Kirkbride, Anthony Wu and Adam P. Knave,
Image Comics

 

Best Domestic Reprint Project:
DAVE STEVENS’S THE ROCKETEER: ARTIST’S EDITION,

 


 

 

  

Près de 40 artistes invités dans un village, une belle place aménagée pour l’occasion, une fois par an, pour accueillir plus de 100,000 visiteurs de toute la France, voir Belgique, et plus loin encore parfois ! Entre petit coin d’ombre et soleil méditerranéen, pendant trois jours, les échanges vont encore s’enrichir, avec des dessinateurs confirmés et des révélation pour le futur du Festival.

 

 

 



Le Grand Prix 2011 a été remis à Juanjo Guarnido pour l’ensemble de son œuvre, entre autre la série

« Blacksad » (chez Dargaud).

 

 


 

 

 

 

Best Short Story
"Post Mortem," by Greg Rucka and Michael Lark, in I Am an Avenger #2 (Marvel)

Best Single Issue (or One-Shot)
Hellboy: Double Feature of Evil, by Mike Mignola and Richard Corben (Dark Horse)

Best Continuing Series
Chew, by John Layman and Rob Guillory (Image)

Best Limited Series
Daytripper, by Fábio Moon and Gabriel Bá (Vertigo/DC)

Best New Series
American Vampire, by Scott Snyder, Stephen King, and Rafael Albuquerque (Vertigo/DC)

Best Publication for Kids
Tiny Titans, by Art Baltazar and Franco (DC)

Best Publication for Teens
Smile, by Raina Telgemeier (Scholastic Graphix)

Best Humor Publication
I Thought You Would Be Funnier, by Shannon Wheeler (BOOM!)

Best Anthology
Mouse Guard: Legends of the Guard, edited by Paul Morrissey and David Petersen (Archaia)

Best Digital Comic
Abominable Charles Christopher, by Karl Kerschl, www.abominable.cc

Best Reality-Based Work
It Was the War of the Trenches, by Jacques Tardi (Fantagraphics)

Best Graphic Album—New
Return of the Dapper Men, by Jim McCann and Janet Lee (Archaia)
Wilson, by Daniel Clowes (Drawn & Quarterly)

Best Graphic Album—Reprint
Wednesday Comics, edited by Mark Chiarello (DC)

Best Adaptation from Another Work
The Marvelous Land of Oz, by L. Frank Baum, adapted by Eric Shanower and Skottie Young (Marvel)

Best Archival Collection/Project—Strips
Archie: The Complete Daily Newspaper Strips, 1946–1948, by Bob Montana, edited by Greg Goldstein (IDW)

Best Archival Collection/Project—Comic Books
Dave Stevens' The Rocketeer Artist's Edition, edited by Scott Dunbier (IDW)

Best U.S. Edition of International Material
It Was the War of the Trenches, by Jacques Tardi (Fantagraphics)

Best U.S. Edition of International Material—Asia
Naoki Urasawa's 20th Century Boys, by Naoki Urasawa (VIZ Media)

Best Writer
Joe Hill, Lock & Key (IDW)

Best Writer/Artist
Darwyn Cooke, Richard Stark's Parker: The Outfit (IDW)

Best Penciller/Inker or Penciller/Inker Team
Skottie Young, The Marvelous Land of Oz (Marvel)

Best Painter/Multimedia Artist (interior art)
Juanjo Guarnido, Blacksad (Dark Horse)

Best Cover Artist
Mike Mignola, Hellboy, Baltimore: The Plague Ships (Dark Horse)

Best Coloring
Dave Stewart, Hellboy, BPRD, Baltimore, Let Me In (Dark Horse); Detective Comics (DC); Neil Young's Greendale, Daytripper, Joe the Barbarian (Vertigo/DC)

Best Lettering
Todd Klein, Fables, The Unwritten, Joe the Barbarian, iZombie (Vertigo/DC); Tom Strong and the Robots of Doom (WildStorm/DC); SHIELD (Marvel); Driver for the Dead (Radical)

Best Comics-Related Periodical/Journalism
ComicBookResources, produced by Jonah Weiland (www.comicbookresources.com)

Best Comics-Related Book
75 Years of DC Comics: The Art of Modern Mythmaking, by Paul Levitz (TASCHEN)

Best Publication Design
Dave Stevens' The Rocketeer Artist's Edition, designed by Randall Dahlk (IDW)

HALL OF FAME
Judges' Choices: Ernie Bushmiller, Jack Jackson, Martin Nodell, Lynd Ward
Elected: Mort Drucker, Harvey Pekar, Roy Thomas, Marv Wolfman

 

 

 


 

 

 

 

- Lundi 16 mai, à 17h, table ronde avec David François et Régis Hautière, auteurs de la bande dessinée De briques et de sang, avec Frédéric Panni, directeur du Familistère de Guise, l’historien Jean-Pierre Girard, l’économiste Jean-Marie Wiscart, animée par Pascal Mériaux de l'association On a Marché sur la Bulle, au campus de l'Université de Picardie Jules Verne, une table ronde organisée par l’Université.

- Dans la continuité du travail de lecture réalisé cette année dans le cadre du prix Meilleur Premier Album des lycéens picards, Cyrielle, notre lauréate 2011, sera en résidence sur le territoire picard du 16 au 20 mai. Elle y rencontrera une partie des 730 jeunes ayant composé le jury. Ces rencontres débuteront au lycée Arthur Rimbaud de Ribécourt-Dreslincourt le lundi 16 mai. Au programme, des échanges sur le parcours de l'auteure, une présentation de ses supports de travail (recherches de personnages, story board, planches crayonnées...), et bien entendu une petite démonstration de dessin en direct. Les élèves membres du jury des lycées Mireille Grenet et Guynemer de Compiègne, Jean-Baptiste Corot de Beauvais, et Jean Bouin de Saint-Quentin auront eux aussi le plaisir de partager avec Cyrielle ce moment d'échanges, convivial et riche en émotions, durant toute cette semaine de résidence, les jours qui suivent. Quant aux autres élèves du jury, ils rencontreront Cyrielle, Thierry Gloris (scénariste de l'album Tokyo Home récompensé cette année) ou Laurent Lefeuvre (également nominé dans le cadre du prix) lors des journées des scolaires des 31 mai et 1er juin prochains.

- Table ronde (à 15h30), séance de signature (à 17h) et inauguration de l'exposition Blacksad, enquête autour d'une œuvre (à 19h) à la bibliothèque municipale Louis Aragon, le vendredi 20 mai, en présence de Juanjo Guarnido.


Pour le reste de la manifestation, le dossier de presse est toujours téléchargeable en ligne à l’adresse
http://bd.amiens.com/festival_2011.html

Par ailleurs, sur le volet de la production d’images, les visuels des 71 ex-libris des auteurs présents offerts avec tous les albums achetés sur place, mais aussi ceux des tirages limités d’affiches de Meyer, Manara, Ptiluc et Guarnido sont (presque tous) disponibles en ligne.


  

 

 

La 1ère cérémonie des dBD Awards. L'occasion de récompenser les albums et auteurs remarqués par l'équipe de dBD mais également, pour Frédéric Bosser son rédacteur en chef, de présenter le nouveau magazine "L'Immanquable", mensuel de 144 pages qui paraîtra en kiosque le 21 janvier prochain !

Parmi les 13 prix remis hier soir, nous sommes heureux de vous faire part du :
- Prix de la Série Culte remis (par une petite Laureline un peu impressionnée) à Pierre Christin et Jean-Claude Mézières pour Valerian.
- Prix du Meilleur Scénario remis à deux lauréats : Laurent-Frédéric Bollée pour Un long destin de sang T1, 12Bis et Fabien Nury pour La Mort de Staline T1. Le scénariste en a profité pour nous convier aux funérailles de Staline (prévues au tome 2).
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Prix du Meilleur Dessin remis à Juanjo Guarnido pour Blacksad T4. Le dessinateur en a profité pour remercier son scénariste, Juan Diaz Canales, pour cette histoire sensible et prenante sur fond de blues.
- Prix de la Meilleure Série remis à Xavier Dorison et Mathieu Lauffray pour Long John Silver.
- Prix du Meilleur Album francophone remis à Christophe Blain et Abel Lanzac pour Quai d'Orsay T1. Les auteurs n'ayant pu être présents, le prix fut remis à leur éditeur, François Le Bescond, par Albert Uderzo qui reçut lui-même (des mains de J. Guarnido) - devant une assemblée émue et debout pour une "standing ovation" - le prix d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre.

Après ces émotions, la cérémonie s'est terminée par une note d'humour avec la montée sur scène de Nicolas Barral, auteur du dessin annonçant les dBD Awards et de la couverture du prochain Immanquable avec Philip et Francis (la parodie de Blake et Mortimer annoncée le 18 mars en librairie).


   

 

Blacksad tome 4 et ses heureux auteurs Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido recevront les prix du meilleur dessin, du meilleur scénario

et du meilleur album à Madrid lors de l'ExpoComic 2010 qui se tient du 9 au 12 décembre !

 

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
J.C: Comment naît un héros? Toujours quelque part entre les ombres? C'est dans la noirceur que naît en sursaut l'espoir et le héros ?
   
Il naît plutôt de la nécessité de l’apprenti- narrateur de raconter des histoires qui ressemblent à celles qu’il adore. Dès qu’on vient au monde, on ne fait que répéter les schémas de nos prédécesseurs mais en donnant notre touche personnelle. Alors, dans le monde de la création, c’est exactement la même chose.  C’est de là que naît l’héros, une sorte d’émulation des autres héros qui nous ont fait rêver à de merveilleuses histoires.

J.C: Le premier volume narre une vengeance personnelle mais ceux d'ensuite sont-ils conçus, au fur et à mesure, pour dénoncer les grands maux de notre société? Le racisme dans Arctic Nation? Le nucléaire dans Âme Rouge ou la drogue et les abus de la médecine dans L'Enfer, le silence? Est-ce une démarche réfléchie ou  naturelle  à votre personnalité ?
 
C’est un peu le mélange des deux. Pour ma part, je ne saurais écrire sans beaucoup réfléchir en  même temps. Et puis, même si tu essayes de rester dans l’ombre de ton oeuvre, il est impossible de cacher ta façon de voir et de comprendre la vie. En tout cas, quand j’ utilise les grands thèmes sociaux, c’est pour développer les conflits moraux des personnages mais ce sont toujours les petites histoires des personnages qui m’intéressent le plus.
 
J.C: Personnifier des animaux pour mieux parler des travers des hommes, c'est vieux comme le fabuliste Esope, c'est efficace comme La Fontaine...ce dernier les utilisait pour rendre la lecture plus attractive et récupérer ainsi l'assentiment de son lecteur... Est-ce donc une technique argumentative pour faire prendre conscience aux lecteurs de certaines réalités ?
  
J’ai choisi le genre animalier pour une question d’efficacité narrative, bien démontrée pendant des siècles par les grands fabulistes classiques comme ce que vous évoquez et bien d’ autres comme les espagnols Samaniego et Iriarte par exemple. A l’époque où j’ai conçu Blacksad, je me suis rendu compte comme il était complexe de boucler une enquête- polar en format BD sans trop abuser de l’aspect littéraire, très surchargé de texte et dialogues. Et  voilà que j’ai eu l’idée d’utiliser les codes de la fable, très connus par tout le monde, avec lesquels on pourrait donner beaucoup d’informations de la personnalité et même du rôle du chaque personnage seulement avec l’aspect physique. Après les premières essais, cela s’est imposé comme une très bonne solution que nous a permis de favoriser l’aspect visuel de la série sans négliger le côté littéraire.
  
J.C: L'utilisation d'animaux, par ailleurs, permet-elle, selon vous, d'évoquer certains actes graves ( meurtres, pédophilie...) en choquant moins ?
 
Je ne crois pas. A mon avis, un concept bien exprimé est tout à fait plus efficace qu’une image frappante. Tu peux étonner facilement le lecteur avec des images, mais on vit dans un monde où il y a des images spectaculaires partout, qui se succèdent à toute vitesse sans nous laisser à peine le temps d’y penser. Par contre, si tu arrives à faire réfléchir le lecteur sur des concepts ou des faits des personnages, cela reste dans l’esprit. On en a l’exemple parfait dans MAUS de Spiegelman. Dans sa BD, l’ Holocauste et ses conséquences restent complètement émouvantes malgré le pari narratif d’un dessin animalier presque naïf.
 

N.B: Est-ce que le fait de travailler sur des personnages zoomorphes vous incite à laisser le lecteur interpréter de lui-même les caractéristiques de certains personnages ?

 

C’est inévitable. Même si les stéréotypes sont bien connus et acceptés pour la plupart des lecteurs, il y une part de l’interprétation de chaque lecteur qui est forcement basée sur son expérience personnelle. Nous ne pouvons pas contrôler ça et tant mieux! Ça veut dire que la  lecture de Blacksad est une expérience unique et différente pour chaque lecteur ! 

 



N.B: Comment s’élabore votre scénario: cherchez vous d’abord un thème classique du polar, ou s’imbrique t- il naturellement dans l’histoire que vous êtes en train de développer ?
  
Disons qu’avant que le dessinateur ne prenne son crayon, tout est déjà noté dans le scénario : l’action, les dialogues, le découpage (et dans le cas de Blacksad, aussi le casting des personnages zoomorphes. ) C’est la façon la plus courante de travailler en BD. Cela n’empêche pas que, comme Juanjo Guarnido et moi faisons un vrai travail de  collaboration, il y a plein d’ échanges entre nous. Lui apporte beaucoup d’idées scénaristiques, notamment au niveau de casting animalier. C’est étonnant comme il connaît par cœur presque toutes les espèces animales ! Dans les étapes suivantes, il développe beaucoup plus le découpage parce que sur mes scénarios restent ouverts à son interprétation.  Et son interprétation est celle d’un maître de la narration, comme on peut le constater dans les albums publiés!
La distance physique ne représente aucune problème aujourd’hui. On a  la chance de pouvoir se rencontrer plusieurs fois chaque année. En plus il y a le téléphone, Internet, les chats, etc. pour être toujours en contact.
 
N.B: Vous sentez vous plus inspiré par le cinéma ou la littérature dans la création de Blacksad ?
  
C’est difficile à savoir. D’habitude on parle de l’influence des films classiques du polar et aussi des romanciers. Mais il y a d’autres influences que j’oublie souvent de citer et qui sont aussi très importantes. Par exemple, il y a des grands auteurs BD qui m’ont beaucoup influencé comme Hugo Pratt, Tardi, Will Eisner, Carlos Gimènez ou Hernández Cava.

J.C: Vous êtes-vous déjà essayé au genre du roman? Vous sentiriez-vous à l'aise avec les  longs passages narratifs ?
 
Le roman, c’est quelque chose de très difficile à mon avis. J’ai beaucoup de respect pour le métier de romancier. Et je ne parle pas de la technique car ça, je soupçonne que je pourrais arriver à l’apprendre, comme j’ai plus ou moins réussi avec celle du scénario. Par contre, pour écrire un bon roman il faut avoir une culture littéraire importante. Sans ce bagage culturel, c’est impossible à la fois de maîtriser le langage et d’exprimer des pensées complexes. Bref, je vais continuer à me cultiver et qui sait si avec le temps, j’aurais le courage….
 
J.C: La bande dessinée impose-t-elle beaucoup de rigueur à ces auteurs? La nécessité de réduire à l'essentiel ?
 
Tout à fait. Mais heureusement, on a le grand outil de la BD : l’ellipse temporelle! La voilà une des ressources narratives les plus puissantes jamais inventées. On y est habitué déjà grâce au cinéma. Mais en comparaison avec les films, la BD est beaucoup plus exigeante envers le lecteur car on a une ellipse entre chaque vignette ! Ça rendre la lecture d’une BD forcèment plus participative. Le lecteur doit imaginer beaucoup de choses qu’il ne voit  jamais. Avec un bonne utilisation de l’ellipse, on peut affronter de vrais défis narratifs, et les grands auteurs de la BD sont ceux qui ont réussi à mener l’ellipse efficacement.
  
J.C: Blacksad est un détective désabusé mais un gentleman à part entière...bien loin des
ripoux qui inondent le paysage du genre policier aujourd'hui. Est-ce par nostalgie du passé que vous avez choisi de le faire vivre dans les années 50? Cette époque et ce pays, l'Amérique sont-ils les ingrédients indispensables au polar idéal? Blacksad pourrait-il évoluer au vingt et unième siècle ?
 
 
Moi je crois qu’il y a eu toujours  eu des ripoux dans les polars classiques. Il faut simplement jeter un coup d’œil aux romans de Chester Himes ou Jim Thompson par exemple pour vérifier à quel point le personnage cynique et malhonnête n’est pas du tout une invention actuelle. Sinon, Juanjo et moi, nous sommes attirés pour les années 50 pour plusieurs raisons. D’abord, bien que plus d’un demi siècle se soit passé, cette époque aux États Unis d’après la seconde guerre mondiale marque le début du monde comme nous le connaissons aujourd’hui : la nucléarisation, la société de consommation, l’incorporation de la femme au travail, l’arrivée de la presse comme quatrième pouvoir, la télé, etc. Puis, il y avait aussi un côté esthétique. On adore l’architecture, les designs et la mode de ces années. C’est une époque très élégante et qui a d’ailleurs très bien vieilli, qui  reste encore belle . Alors, on n’a aucun besoin de faire évoluer l’univers Blacksad vers une autre époque. Je crois que ça n’apporterait pas grand chose.

J.C: Le commissaire Smirnov ( " J'aime imaginer un monde un monde juste, où même les puissants  paieraient leurs fautes") est  un individu authentique comme l'institutrice Miss Grey...le polar a-t-il besoin systématiquement d'une figure référente à laquelle on peut avoir foi, une sorte de lumière dans les ténèbres ?
 
A mon avis, on a toujours besoin d’un figure comme ça, même dans la vie réelle ! D’ailleurs je suis convaincu qu’il y en a partout. Ces personnes honnêtes et bonnes existent et tout le monde en connaît quelques unes. Hélas, elles ne sont presque jamais aux informations, bien qu’ elles travaillent pour la communauté. Si elles sont présentes dans mes histoires, c’est comme un réflexe de la réalité qui, pour moi, n’est pas du tout si noire.. comme la plupart des médias veulent nous le faire croire.

C’est inévitable. Même si les stéréotypes sont bien connus et acceptés pour la plupart des lecteurs, il y une part de l’interprétation de chaque lecteur qui est forcement basée sur son expérience personnelle. Nous ne pouvons pas contrôler ça et tant mieux! Ça veut dire que la  lecture de Blacksad est une expérience unique et différente pour chaque lecteur !
 
  
J.C: L'utilisation des stéréotypes est un réflexe récurrent dans le polar : pourquoi selon vous ?
 
Tous les genres, le polar compris, utilisent des stéréotypes et des codes très reconnaissables par le public. C’est un truc inhérent aux genres qui permet aux lecteurs/spectateurs de savoir les règles du jeu. Au moment où quelqu’un change complètement ces « a priori » narratifs, on est en train de changer d’un genre à un autre.

J.C: Vos albums sont souvent imprégnés de portées musicales : la Nouvelle-Orléans était-elle une ville qui s'imposait pour un chat mélomane ?
 
Bien sûr ! Après avoir mis en scène déjà dans les albums précédents un couple de blues et les chansons de Billie Holiday et Ella Fitzgerald, on avait vraiment envie de faire une histoire encore plus musicale. Alors la Nouvelle Orléans, le berceau du jazz, nous a servi parfaitement pour cela. Puis la structure du récit, avec l’alternance  des séquences au passé et au présent, a donné aussi ce rythme plutôt musical.

J.C: Pourquoi l'apparition brève et mystérieuse d'un ange gardien? pour montrer les faiblesses du héros qui le rendent plus "humain" ou , au contraire, pour conforter sa position d'être "extra-ordinaire" qui ne peut pas mourir ?
  
Oui, ce passage est là pour renforcer le côté humain de Blacksad. Mais n’est pas pour montrer qu’il est mortel car ça, c’est évident pour moi. Sa faiblesse  est le doute face à des situations de la vie qu’on ne comprend pas. On a vu dès la première planche son scepticisme envers la magie, le vaudou, l’apparition de la Mort… et  pourtant d‘un coup, il se trouve en face d’une situation presque surnaturelle. C’est de la magie ou de la coïncidence ? C’est une hallucination à cause de la drogue ? Blacksad n’a pas une réponse claire, et pour le lecteur, cela reste ouvert à son interprétation.

J.C: Weekly a pris définitivement sa place de complice? Est-il le pendant maladroit que Blacksad attendait ?
  
Moi je n’aime pas l’idée de Weekly comme l’assistant du héros à la façon de Batman et Robin ! On adore Weekly et on s’amuse pas mal, Juanjo et moi, avec ce personnage .. Mais ce n’est pas notre intention de l’avoir dans chaque album de la série. En fait, sa présence dépend de la pertinence de son rôle dans l’histoire. Comme bon privé, Blacksad est un mec solitaire qui bosse tout seul.
 
N.B: Un indice sur le prochain lieu d’enquête de John Blacksad, peut-être Los Angeles, autre ville mythique du polar américain ?
 
L’idée, c’est un espèce de road-movie. Ça veut dire qu’ il sera un peu partout jusqu'à son retour à  New York.

J.C: D'autres projets BD? Un diptyque avec le dessinateur Munuera ?
 
Surtout ça ! Je tiens beaucoup à ce projet qui s’appellera FRATERNITY et qui sortira l’année prochaine chez Dargaud. Il s’agit de l’histoire d’un enfant sauvage, trouvé à l’intérieur de la forêt et élevé dans une communauté socialiste utopique au cœur des États Unis pendant la guerre de Sécession. Des événements inattendus et dramatiques désenchaînent la tragédie parmi la colonie au bord du collapsus. Et tout cela illustré par Munuera au sommet de son grand art avec un style plus réaliste, très près de celle  de son album « Le Signe de la lune »

J.C: Une boutade pour finir....Juan Diaz Canales a -t-il des tics de physiognomonie depuis Blacksad? Imagine--t-il les gens en animaux lorsqu'ils les regardent ?
  
Mais non ! Heureusement j’arrive encore à ne pas confondre la vie réelle et celle de l’imaginaire. Au moins pour l’instant…

 



 

Cette année, l'entrée à Rambouillet sera payante et le tarif est fixé à 7€.

 
Après vous être acquitté de cette somme vous pourrez aller rencontrer les auteurs de votre choix et vous faire dédicacer leurs albums en échange de votre don que vous déposerez dans l'urne placée sur la table. Les habitués connaissent le système.

 

L'intégralité des sommes récoltées (accès et dons) sera reversée au Téléthon.

 

Programme:
14h-19h: Dédicaces des auteurs. 

15h: Débat animé par Benoît Mouchard avec Michel Blanc-Dumont, Vincent Mallié et Marc Bourgne sur le thème : "La reprise d'une série célèbre"

16h: Projection du court-métrage "Les âmes pixellisées" (Camarilla productions, 2008) en présence du réalisateur/acteur Michael Castellanet et de la scénariste/actrice Isabelle Bauthian. La projection sera suivie d'une rencontre animée par Benoît Mouchart.
17h: Tombola avec de nombreux lots à gagner : albums, portfolios, affiches signées, ex-libris,...
18h: Liaison téléphonique avec la vente aux enchères du Bédéthon 59.
19h: Vente aux enchères dirigée par Maître Francis Faure.

 

 

 

Enchères: Juanjo Guarnido: Les originaux de Juanjo Guarnido sont toujours très attendus par ses fans qui se pressent au Bédéthon 78. Cette année, c'est une série de recherches à l'aquarelle pour le tome 1 de la série "Blacksad" qui est mise en vente.

 

 

 


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