Festival / Presse / Interview

 

   

 

Les invités: Jef Neve qui vient de sortir un nouvel album, 'Imaginary Road'; Juanjo Guardino, dessinateur de BD et Juan Diaz Canales, scénariste, sont les auteurs espagnols de la série culte 'Blacksad' qui renouvelle le genre du polar noir des années 50. Le tome 4 vient de sortir : 'L'enfer, le silence'. Les chroniques : Soraya Amrani fait escale à la gare de Liège Guillemins pour l'exposition SOS Planet qui pose les bonnes questions sur le climat et ses dérèglements. Barbara Abel nous entraîne dans une exposition unique autour de la restauration de la Bible d'Anjou. Bert Kruisman nous propose un spectacle créé en Flandre et joué en Wallonie, 'Lettres à mon juge' d'après le roman de Georges Simenon.  

 

 

 

 

 

  Comment est née cette quatrième aventure de Blacksad  ?


Juan Diaz Canales: L’idée nous en est venue pendant la tournée promotionnelle du précédent album, en 2005. L’envie d’emmener notre héros dans une autre ville que New York a surgi. Et, comme nous voulions axer le récit sur la musique, déjà bien présente dans la série, La Nouvelle-Orléans s’est imposée à nous – bien que nous ne l’ayions jamais visitée.

 

Juanjo Guarnido: Nous avons tous deux le goût du jazz. Juan m’a fait découvrir Billie Holiday, par exemple. J’aime particulièrement le jazz classique. La couleur bleue liée au blues nous a donné l’ambiance de la couverture. Bien avant de savoir ce que Blacksad allait vivre, j’ai eu un flash : il se noyait dans du bleu.

 

  A travers le personnage de Weekly (une fouine journaliste raté), l’humour est ici plus présent que dans les autres enquêtes de Blacksad. Est-ce une nouvelle orientation que vous souhaitez donner à la série ?
 

Juanjo Guarnido: Dessiner Weekly me met en joie, il apporte une touche de fantaisie bienvenue. Mais il n’a pas vocation à devenir l’adjoint de Blacksad. Il agit juste comme un « sidekick » [le compagnon ou faire-valoir du héros] comique qu’il faut doser soigneusement.
 

Juan Diaz Canales: L’histoire de l’album précédent était plus politique, moins axée sur l’humain. Ici, ce que nous relatons est assez dramatique : il est question de drogue, d’une relation père-fils malheureuse, d’une femme enceinte abandonnée… Il fallait donc équilibrer les choses en ajoutant un peu de légèreté.

 

Bien qu’il donne son nom à la série, Blacksad révèle finalement peu de choses de lui au fil de ses péripéties…
 

Juan Diaz Canales: Lorsque je travaille sur Blacksad, je pense plus à la série qu’à son héros. C’est un moyen de nous exprimer sur la société des années 50, qui se transforme parfois en miroir de la nôtre.
 

Juanjo Guarnido: Attention, nous ne prétendons pas faire un manifeste. Notre but est de faire de la BD grand public de qualité, un bon divertissement qui ne se moque pas des lecteurs. Mais pour moi, l’intérêt principal de la série est son héros. Blacksad se dévoile petit à petit, même s’il reste toujours mystérieux. Ni Juan ni moi n’avons rédigé de fiche signalétique le concernant. On le construit au fil des albums.
 

Juan Diaz Canales: Il y a toujours la tentation de parler de son passé, d’amener des personnages de sa famille dans nos planches. Juanjo m’empêche de le faire, en me disant qu’il faut garder de la matière pour plus tard ! Il a une fois évoqué l’expérience de Blacksad dans les rangs des G.I. pendant la Seconde Guerre mondiale. J’attends toujours impatiemment de le mettre en scène sur le champ de bataille…

 

Pourquoi avoir choisi pour L’Enfer, le silence une construction particulièrement étudiée, avec flash-backs, alors que les épisodes précédents étaient racontés de façon linéraire ?
 

Juan Diaz Canales: Par défi. J’avais envie d’une structure différente, qui m’autoriserait une narration moins classique. J’ai choisi une intrigue qui se déroule en une nuit et nécessite des retours en arrière pour en montrer les tenants et les aboutissants. En écrivant le scénario, j’ai eu de nombreux doutes. Je savais que le lecteur de ce tome aurait besoin d’être particulièrement attentif, mais je ne voulais pas risquer de le perdre. Heureusement, Juanjo m’a rassuré en réalisant le découpage, car cela fonctionnait.
 

Juanjo Guarnido: Je n’en menais pas large moi-même… Juan aime être subtil et utiliser des nuances. Mais il y a un vrai risque à refuser d’utiliser de cartouches de texte pour expliquer où et quand on se situe. Heureusement, les pièces du puzzle se mettent correctement en place à la fin! Et puis, il est assez jouissif de tout comprendre après coup.

Comment vous y êtes-vous pris pour restituer l’ambiance de La Nouvelle-Orléans ?
 

Juanjo Guarnido: Pour des raisons familiales, il m’a été compliqué d’y effectuer un long séjour. J’y ai passé trois jours et demi en repérages en février dernier. J’ai eu la chance d’assister au premier défilé du carnaval, et j’ai réussi à faire abstraction du côté touristique de la ville. J’ai eu un coup de cœur énorme pour elle, c’est un lieu indissociable de la musique. Cela m’a poussé à lui donner de l’importance dans l’album : je n’ai pu me contenter de l’utiliser en simple toile de fond. L’objectif était de la recréer comme elle pouvait être dans les années 50. Pour cela, j’ai effectué de nombreuses recherches sur place et en France.
 

Juan Diaz Canales: La ville génère une ambiance particulière, elle est pleine de contrastes : on passe de la fête colorée de Mardi-gras à une scène nocturne dans un club de jazz.

 

Pourquoi vous a-t-il fallu cinq ans pour réaliser ce quatrième album, alors que les trois précédents ont été publiés entre 2000 et 2005 ?

 

Juan Diaz Canales: J’admire les scénaristes qui travaillent très rapidement. Mais ce n’est pas mon cas, j’ai besoin de réfléchir, de me documenter, d’être sûr de mon histoire. Et puis j’ai fait plein de choses, notamment pour l’animation, avant d’attaquer cette histoire.

 

Juanjo Guarnido: J’ai eu le scénario terminé entre les mains il y a deux ans seulement. Entre temps, j’ai travaillé sur un dessin animé, publié deux tomes de Sorcelleries avec Teresa Valero, préparé des expositions, réalisé des illustrations… Et puis j’ai déménagé deux fois ! Dargaud nous a fait toutefois comprendre qu’il ne fallait pas que ce quatrième tome soit une Arlésienne, alors je m’y suis mis.

 

Où en est le projet d’adaptation de Blacksad au cinéma ?

 

 

Juanjo Guarnido: Nous avons cédé les droits à Thomas Langmann il y a dix ans. Nous ne sommes pas directement impliqué dans le film, notre droit de regard est très relatif. Ce long-métrage devait être dirigé par Pierre Morel, un fan de la série, qui voulait utiliser des comédiens et incruster numériquement des têtes d’animaux sur leurs corps. Nous avons récemment appris par voie de presse qu’Alexandre Aja en serait finalement le réalisateur.

Blacksad vient d’être réédité aux Etats-Unis…
 

 

Juanjo Guarnido: Les deux premiers épisodes avaient été publiés par Ibooks, un éditeur qui a depuis déposé le bilan. Dark Horse a édité en juin un seul album grand format, comprenant les trois premières histoires. Il s’agit d’un très beau livre, dont les 7000 exemplaires sont bientôt écoulés. Il va y avoir une réimpression.

 

 

Quels sont vos projets ?

Juan Diaz Canales: Nous allons profiter de la période de promotion autour de cet album pour avancer sur le cinquième. Il s’agira d’un road-movie. Blacksad et Weekly rentreront de La Nouvelle-Orléans en empruntant différents moyens de locomotion, et il leur arrivera des aventures… Sinon, je travaille avec le dessinateur José Luis Munuera sur Fraternity, une histoire légèrement fantastique se déroulant pendant la guerre de Sécession aux Etats-Unis.

 

 

Juanjo Guarnido: Je prépare le dernier épisode la saga Voyageur pour Glénat, et la suite de Sorcelleries. Et j’ai une idée de one-shot, mais je ne peux en parler avant de l’avoir mieux concrétisée…

 

 

 

Propos recueillis par Laurence Le Saux

 

 

 

 

 

 

Rencontre avec Guardino et Canalès

Dans les rues de La Nouvelle Orleans, alors que la fête de Mardi Gras bat son plein, Blacksad arpente le bitume à la recherche d’un homme parti sans laisser d’adresse.

 

Cet homme s’appelle Sebastian. Il est pianiste de jazz et, accessoirement, consommateur de drogues. Son producteur, un certain Faust, s’inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles et confie ses craintes à Blacksad. La mort de Sebastian serait un rude coup porté à la musique et mettrait en péril l’avenir de sa maison de disques. Mais Faust dit-il la vérité, toute la vérité ? Avec un nom pareil, il y a de quoi se poser des questions…

 

la sortie de Blacksad est toujours un événement en soi. Christian Missia à donc profité de l'occasion et rencontré les auteurs afin de vous éclairer sur ce cinquième opus.

Christian Missia : Cinq ans se sont écoulés depuis la parution du dernier Blacksad. Pourquoi si longtemps ?

 

Guarnido: En fait, on n’a pas chômé. On a fait énormément de choses. Moi, j’ai fais des albums de Sorcelleries, les couvertures de Voyageur. J’ai retravaillé dans le dessin animé. Mon scénariste il a continué, lui, de travaillé dans le dessin animé et en plus, il gérait son propre studio avec des associés… ça a été une époque assez mouvementée, même au niveau personnel pour nous deux (rires). J’ai déménagé plusieurs fois. Lui (Canales), il a eu un jeune enfant. Enfin, il était déjà né mais il est toujours jeune (rires). Donc, voilà… même au niveau personnel ça a pas mal bougé mais bon, nous voici (rires).

Canales : C’est vraiment ça. Je dirais que l’on n’a pas arrêté de travailler mais dans d’autres projets. Dans mon cas il y avait aussi d’autres projets bédé comme la série d’humour (les Patriciens, ndr) que j’ai sorti chez Glénat avec un autre dessinateur espagnol qui s’appelle Cabor. Et puis, il y a un scénario que j’ai préparé pour une série mais qui n’est pas sorti encore mais qui sortira, si tout va bien, l’année prochaine et je travaille toujours dans l’animation et tin tin tin !

 

C M : Quel est le pitch de ce nouveau Blacksad ?

Guarnido : Un musicien a disparu… Un producteur musical engage Blacksad pour retrouver un musicien disparu à la Nouvelle Orléans.

 

C M : Revenons à la genèse de Blacksad. Pourquoi avoir choisi des animaux anthropomorphes pour raconter vos histoires ?

Canales : Ce que l’on avait envisagé c’était une sorte d’expérience narrative. C'est-à-dire que l’on a voulu mélanger un truc très ancien mais en même temps très accepté dans notre culture occidentale, c’est celle des fables ave un genre plutôt moderne comme le polar. Et voilà… ça a marché apparemment.

 


 

C M : Comment définissez-vous le casting des personnages ? Qu’est ce qui fera que par exemple, tel personnage sera un coq, tel autre un bouc, etc ?

Guarnido : Bon, disons déjà que ce n’est pas moi qui fais la plupart des castings parce que c’est déjà prévu dans le scénario. On en discute et on va dire, 15, 10 % maximum du casting est refait selon les discussions parce que j’ai envie de dessiner un autre animal ou celui-ci que je ne trouve pas assez intéressant ou pas trop adapté au rôle, mais de toute façon on échange énormément. Et pour le choix, effectivement il y a plusieurs critères. Les critères sont multiples. C’est soit le rôle de l’animal dans les fables. Soit le rôle de l’animal dans la culture contemporaine, dans l’acquis culturelle des gens. La présence de l’animal dans des ouvrages. Dans des ouvrages littéraires. Même dans des expressions verbales courantes. Son simple physique, aspect physique, qu’il soit (rire) un animal drôle, un animale gros, un animal costaud, un animal maigrichon, beau, moche, etc. Voilà, tous ces critères, ou même le fait de prendre ces critères à rebrousse-poil pour donner un effet un peu contrariant, étrange, choquant. Chez le lecteur, tout ces critères se valent et s’entremêlent d’ailleurs.

 

C M : Comme Barbucci et Canepa, les auteurs de Sky Doll, vous êtes des purs produits Disney. Est-ce pour cela que vous aimez autant dessiner des animaux ?

Guarnido : Non, en fait… quand j’ai découvert les premières bédés de Blacksad que Juan (Canales) avait dessiné lui-même. Ca date de l’époque où l’on s’était rencontré, autour de 1990. Je ne travaillais pas encore chez Walt Disney… mais j’avais déjà un gout certain pour l’animalier. Mes bédés de jeunesse, 80% c’est de l’animalier. Quand j’ai vu ce projet que Juan avait dessiné lui-même, j’ai eu envie de le reprendre… de reprendre le rôle du dessinateur avec cette idée car ça me semblait être une idée fantastique, surtout pour moi. C’était une source potentielle de plaisir et de recherche, de personnages, de textures de poils. De développer quelque chose de très intéressant, de très stimulant.

 

 

Canales et Guardino

 

C M : Canales, vous avez, un jour, déclaré que si Blacksad était adapté en film d’animation, vous souhaiteriez que ce soit un studio japonais qui le fasse. Pourquoi ?

Canales : Parce que l’univers de Blacksad est très réaliste et je pense que les seuls capable d’avoir une approche très réaliste, vraiment réussie dans le dessin animé ce sont les japonais.

 

C M : Vous ne pensez pas que les studios européens ou américains peuvent faire ce travail ?

Canales : C’est difficile, il n’y a pas beaucoup d’exemples. Par contre, il y en a plein dans les dessins animés (japonais, ndr). Notamment dans le DVD Satoshi Kon de  que je trouve magnifique. C’est vraiment dommage car il aurait donné une touche très intéressante à Blacksad je pense.

 

C M : Dévoilerez-vous un jour le passé de John Blacksad ?

Canales : Oui euh… non. C'est-à-dire que l’on a à priori planifié de dévoiler complètement le passé de Blacksad. Chaque fois que l’on a mis des éléments biographiques de Blacksad c’est parce que cela avait un lien avec l’histoire et l’on va continuer comme cela. Sinon ce ne serait pas intéressant pour le récit. On aura des informations mais à part ça, ça restera caché parce que on cherche ce côté réaliste de la narration.

 


 

C M : En lisant Arctic-Nation, bien que les personnages soient anthropomorphes, on réalise que John Blacksad serait un homme de couleur s’il avait été humain. 

Guarnido : Je pense que nous même avons pris conscience de sa négritude lors du deuxième (album, Arctic-Nation, ndr) parce que sur le premier des gens nous demandaient si Blacksad représentait un homme noir. Je disais : « non, pas forcément », je ne me posais pas la question. Dans le deuxième, effectivement, il est noir avec une touche de blanc, un peu café au lait. Qui est ce personnage ? Ca ne correspond pas forcément. Les Blancs, les animaux blancs dans Blacksad 2 ne correspondent pas aux Blancs. Ca ne correspond pas aux personnes de race blanche, ça correspond aux extrémistes. C’est un reflet, une caricature. Dans le même sens… mais effectivement, Blacksad… du coup, il est devenu, par son rôle très marqué par cette histoire il est devenu dans notre image intérieure un personnage noir.

Canales : C’est vrai. C’est un peu un exemple de ce que je dis sur la biographie de Blacksad. Il y a des choses qui prennent forme au fur et à mesure que l’on développe la série. Le truc racial de Blacksad c’est un bon exemple. On n’a jamais pensé à ça pendant le premier tome mais dans le deuxième tome il est devenu métis. Il a prit conscience en même temps que nous qu’il était Noir avec une touche de blanc.

 

C M : Pouvez-vous nous dire quel sera le thème de la prochaine histoire et quand sortira-t-il ?

Canales : C’est difficile à dire

Guarnido : C’est exclu qu’il sorte dans cinq ans. Il sortira dans deux ou trois ans. On essaie… dans l’avenir, on va essayer de se rapprocher du rythme de sortie des trois premiers tomes. C’est un accident qui s’est produit, qui a retardé la sortie du 4ème.

Canales : Et côté du sujet du prochain album, le scénario n’est pas encore développé mais on a déjà décidé que ce serait une sorte de road movie.

 

C M : Parlez nous de vos prochains projets.

Canales : Oui, j’ai déjà un autre projet avec Jose Luis Munuera, l’ancien dessinateur de Spirou. C’est un diptyque prévu pour l’année prochaine. Donc si tout va bien, on aura cette histoire prête pour l’année prochaine, toujours chez Dargaud.

Guarnido : Moi, j’ai le dernier numéro de la série Voyageur que je dois dessiner très prochainement. Après ce sera le troisième tome de Sorcelleries… et après, plus que probablement, je me mets tout de suite au cinquième Blacksad. Il y a un projet de one-shot aussi que je ferai immédiatement… j’avais envisagé de le faire avant le cinquième Blacksad mais ça le reporterait à trop loin donc je ne peut pas faire autrement que… ce one-shot, je le ferai immédiatement après. Ce sera entre le Blacksad cinq et six. C’est un projet que je vais faire avec un scénariste français, un de mes préférés et je pense que ce sera un bel album.

 

C M : Qui est ce scénariste ?

Guarnido : (Rires) Je ne le dirai pas car il y a déjà eu un autre projet de one-shot avec un autre grand scénariste français et bon copain mais qui, finalement, est tombé à l’eau parce que justement mon planning s’est chevauché et lui il s’est dit que ce projet ne pouvait pas être supprimé. Il m’a demandé si cela me dérangeait qu’il le fasse avec quelqu’un d’autre, je lui ai répondu qu’il avait carte blanche. C’est dommage mais bon, l’envie nous reviendra de travailler ensemble. C’est vrai que je ne peux pas non plus faire la gaffe de le nommer et que après, par malheur les circonstances nous empêche de… je ne veux pas trop m’avancer surtout qu’il n’est même pas encore en chantier.

 

 

 

 

 

 


Sortie du Tome 4 de Blacksad avec Diaz Canales et Guarnido
envoyé par www-touteleurope-eu. - Films courts et animations.

 

Les auteurs de Blacksad sont Espagnols mais publient en France aux éditions Dargaud. Ils nous expliquent comment le marché franco-belge est important. A tel point que les auteurs Européens, qui ne publient ni manga ni comics, sont obligés de passer par des maisons d'éditions de l'Hexagone et de Belgique.

Cela n'empêche pas le talent de percer !

 

 

 

 

Alexandre Aja s’est confié au Journal du Dimanche. Le réalisateur de La Colline a des yeux travaille actuellement sur deux projets « ambitieux » : l’adaptation du manga Cobra (Taifu Comics) où Buichi Terasawa raconte les aventures d’un pirate de l’espace. Cette série est culte pour toute une génération puisque son adaptation animée était diffusée dans les émissions pour la jeunesse des années 1980.

Plus surprenant, il annonce développer avec Thomas Langmann l’adaptation du best-seller Blacksad (de Canales & Guarnido). « Pour moi, c’est Avatar qui rencontre Scarface ! », dit-il.

 

Nicolas Anspach @ http://www.actuabd.com

 

 

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Né le 7 août 1978  à Paris (France)

Autre Pseudo : Alexandre Jouan

Actuellement au cinéma dans:  Piranha 3D





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Né le 24 mai 1971 à Paris (France)

Actuellement au cinéma dans: Nos jou heureux







 

 

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